ENSEMBLE VOCAL DE NANTES Ensemble vocal associant choristes amateurs et chanteurs professionnels dans un répertoire allant du Baroque au Contemporain.

Le 13 août 2017 à 17h00

Concert au Festival de Musiques Sacrées – Musiques du Monde de Sylvanès

Abbaye de Sylvanès

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Au programme :

Oeuvres de 3 compositeurs tchèques organistes (Dvorak, Janacek, Eben) autour de la Messe en ré majeur op 86 pour Orgue et Choeur d’Antonin Dvorak.

Michel Bourcier, orgue

Gilles Ragon, Ténor

Ensemble Vocal de Nantes, direction Gilles Ragon

 

Pourquoi ce programme tchèque ?

Les musiciens tchèques ont été de grands contributeurs de la musique européenne. Du moyen-âge au baroque, les troubadours d’abord, puis les  musiciens de Bohème,  ont souvent parcouru les cours européennes, s’intégrant dans les ensembles, puis les orchestres, s’adaptant au style de leurs hôtes, important peu à peu leur particularisme slave.

 

Prague plaque tournante de la musique européenne.

Au temps du classique – grâce au rayonnement  musical dejà établi de la cour de Dresde à l’époque baroque ( Johan David Heinichen  et son assistant Jan Dismas Zelenka)   qui trouvera son aboutissement dans l’Ecole de Mannheim –  Prague est devenue une véritable capitale musicale, sorte de plaque tournante que se devaient de visiter nombre de musiciens : parmi les plus illustres,  Mozart, qui y créa plusieurs de ses œuvres, opéras et symphonies.       Cette situation perdurera durant tout le 19ème siècle : c’est ainsi que le conservatoire de Prague (fondé en 1811) attire nombre de grands noms comme Paganini, Carl Maria von Weber, Liszt, Berlioz .

 

Le musicien de Bohème est un musicien voyageur.

Tout au long de ces années, de nombreux musiciens tchèques s’expatrient pour des raisons économiques (Jan Václav Stamic (1717-1757 compositeur de musique symphonique et violoniste virtuose, fondateur de « l'École de Mannheim ») ; Josef Mysliveček -1737-1781, compositeur d’opéra à l’italienne surnommé Il divino Boemo ( le divin Tchèque ) ; Antonín Rejcha -1770-1836- compositeur de musique de chambre (quintette à vent), qui  enseigna à Paris  et dont Hector Berlioz fut un des  élèves.

 

La musique tchèque, elle,  s’inspire de plus en plus du folklore bohémien. C’est alors qu’apparaît Bedřich Smetana (1824-1884), compositeur sourd (à 50 ans) qui  écrit Ma patrie, Vyšehrad, Šárka, Tábor, la Moldau, Des prairies et des bois tchèques, Blaník.

Lui succède Antonín Dvořák (1841-1904)  véritable héritier de l’histoire des musiciens tchéques.

http://www.sylvanes.com/aout0092015.html